• Le meilleur accord "commercial" de ma vie...

    Depuis des années, j'achète des livres aux ventes de charité de la société St Vincent de Paul. Entre trois et vingt livres par mois... Ils valent de 0,50 € pièce à (rarement) 20 € pour les plus beaux, mais le prix moyen est de 2 €. Je me suis offert à bon compte quelques éditions de luxe, reliées cuir, de nos grands classiques (dont les oeuvres complètes de Jean Racine, édition du dix-neuvième siècle sur beau papier) et surtout des livres d'histoire fondamentaux, des essais, des romans, etc...

    Ce qui devait arriver est arrivé : depuis trois ans, mes rayonnages sont archi-pleins, je ne sais plus quels titres je possède... Horreur : il m'arrive de racheter un ouvrage que j'ai déjà, car des cartons d'ouvrages non classés s'accumulent dans diverses pièces de la maison. Ma népouse, avec raison, m'a interdit tout rayonnage supplémentaire tant que je n'ai pas mis d'ordre dans tous mes papiers, tâche pour l'instant insurmontable... Aussi, depuis environ un an, je me défais des doublons que j'identifie et des ouvrages dont je suis sûr que je ne les lirai pas. Car j'emprunte régulièrement des livres aux bibliothèques publiques (vivre dans une ville universitaire, c'est vivre dans la richesse documentaire !). Et dans la maison je possède pas moins de trois mille livres et ce chiffre est largement sous-estimé. Circonstance aggravante : mon "argent de poche" mensuel de 120 € est consacré presque exclusivement à l'achat de livres. Maintenant que j'ai tous les titres édités par Diane de Selliers (j'ai souscrit au dernier, les "Triomphes" de Pétrarque), je complète en "Pléïade" mes classiques ! Cinq neufs par an, chez mon libraire, et davantage sur le marché de l'occasion, notamment via internet (Rakuten).

    Faire de la place est une nécessité. Depuis un peu plus d'un an, je donne chaque mois à la société St Vincent de Paul un carton contenant de cinq à vingt livres et j'espère ainsi dégonfler mon stock et aérer mes rayonnages.

    Dans ce contexte, j'ai réalisé samedi un accord exceptionnel avec le société St Vincent de Paul. Faisant valoir que je rapportais et donnais plus de livres que je n'en emmenais, j'ai proposé à Paule, la caissière, de verser un forfait mensuel de dix euros et d'emporter les livres que je désirerai. Elle en fut d'accord, car nous sommes devenus amis au fil du temps et nous avons mutuellement confiance : d'ailleurs, si j'étais plus valide, je ferais partie de l'équipe de bénévoles qui assure la réception des livres, leur tri et leur mise en place (ce qui me permettrait aussi d'être bien placé pour faire mon choix !).  je pense d'ailleurs que jusque-là, je payais plutôt 15 € en moyenne à chaque passage... et maintenant il y a deux ouvertures par mois au lieu d'une, et je n'en rate aucune, évidemment. Le lieu de vente, riche de plus de 20 000 volumes, est à quelques centaines de mètres de notre domicile, comment aurais-je pu rater cette opportunité ? 

    Je suis donc un grand chanceux ! Bon, j'arrête l'écriture de ce texte, il faut que j'aille voir si je ne peux pas ajouter un titre ou deux au carton de livres à donner, il n'en contient que deux encore mais j'ai encore douze jours pour le remplir ! Je suis bien conscient de la quasi-impossibilité de lire trois mille volumes dans le temps qui me reste à vivre. En moyenne, calculée sur six mois, je lis trois livres par semaine. En un an, cela ne fait que cent cinquante volumes (et les "Pléïade" ralentissent le rythme). Admettons qu'il me reste vingt ans de pleine conscience et de bonne vue, cela donnera trois mille... à partager entre les livres empruntés et les miens. J'arrête, j'ai le vertige !


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